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GBP/USD. La livre suit le billet vert

La livre sterling face au dollar ne parvient pas à déterminer la direction de son mouvement. Mardi, la paire GBP/USD s'est rapprochée du niveau de 1,35, tandis que mercredi, elle a testé la zone de 1,33. La livre suit le billet vert, qui réagit lui-même à un contexte d'informations en rapide évolution.

GBP/USD. La livre suit le billet vert

Sous les projecteurs se trouve Donald Trump, qui est arrivé à Davos mercredi pour le Forum économique mondial. Il a déjà prononcé un discours au forum et rencontrera plus tard des dirigeants de pays européens et des représentants de grandes entreprises.

D'ici la fin de mercredi, il deviendra clair dans quel sens les événements se développeront. Le président des États-Unis reculera-t-il dans ses intentions belliqueuses de prendre le contrôle du Groenland ? Ou insistera-t-il sur sa position malgré les risques existants (y compris pour l'économie américaine) ? C'est la principale intrigue de Davos, dont la résolution déterminera la direction du dollar et, en conséquence, la paire GBP/USD.

Il est à noter que la monnaie britannique ignore systématiquement ses facteurs fondamentaux "propres". Mardi, la livre a ignoré le rapport sur le marché de l'emploi britannique, et mercredi, elle a ignoré le rapport sur l'inflation. De plus, les traders ne tiennent pas compte des signaux positifs et négatifs pour la livre.

Par exemple, la publication de mardi a reflété un refroidissement continu du marché de l'emploi au Royaume-Uni : le taux de chômage est resté à 5,1 % (la valeur la plus élevée de l'indicateur depuis début 2021), l'emploi a diminué de 43 000 (la chute la plus importante depuis fin 2020), et le nombre de demandes d'allocations de chômage a augmenté de 17,9k après une baisse de 3k le mois précédent. En outre, la croissance des salaires au Royaume-Uni a ralenti, tant dans l'ensemble (à 4,7 %) qu'en excluant les primes (à 4,5 %).

En d'autres termes, tous les indicateurs ne sont pas en faveur de la livre. Pourtant, la paire GBP/USD a établi mardi un nouveau sommet hebdomadaire à 1,3490. Un dollar faible a permis aux acheteurs de la paire de renforcer leurs positions, malgré la détérioration du marché de l'emploi britannique.

Mercredi, une situation inversée s'est développée. Malgré l'accélération de l'inflation au Royaume-Uni, la paire a chuté brusquement, atteignant un plus bas intrajournalier à 1,3400.

Le fait est que les rapports britanniques sont dans ce cas des "publications à retardement". Ils seront rappelés et se rappelleront à nous — dans deux semaines, lors de la prochaine réunion de la Banque d'Angleterre. Par conséquent, les données britannique ne devraient pas être ignorées — dès que la géopolitique passera au second plan, les facteurs fondamentaux "classiques" reviendront sur le devant de la scène.

Donc, selon les données publiées, l'indice des prix à la consommation principal, sur une base mensuelle, est sorti du territoire négatif (-0,2 %) et a augmenté en décembre à 0,4 %. Sur un an, l'indicateur s'est également accéléré après une baisse de deux mois, à 3,4 % (prévision 3,3 %). L'IPC de base, excluant les prix de l'énergie et les prix alimentaires, est resté en décembre au niveau de novembre, c'est-à-dire à 3,2 %.

L'indice des prix de détail (RPI), que les employeurs utilisent lors des discussions sur la "question salariale", a également fortement augmenté. Sur une base mensuelle, il a bondi à 0,7 % (prévision 0,5 %), atteignant un sommet de huit mois, et sur un an à 4,2 %, après une baisse à 3,8 % en novembre. Cette composante du rapport s'est accélérée pour la première fois après une longue baisse de quatre mois.

La structure du rapport indique que les principaux moteurs de la hausse de l'inflation globale en décembre ont été la hausse des prix de l'alcool et du tabac, des transports (notamment le transport aérien) et de l'alimentation.

Un tel résultat permet à la Banque d'Angleterre de maintenir une position attentiste, au moins dans le contexte de la réunion de février. Dans le contexte de l'accélération de l'IPC et du RPI principaux, le marché de l'emploi britannique faible restera dans l'ombre.

Le rapport de mercredi est en faveur de la monnaie britannique. Mais face au dollar, la livre mercredi est complètement dépendante de l'état du billet vert. Donald Trump continue de tenir des propos belliqueux, blâmant l'Europe pour tout et insistant sur ses revendications territoriales. Dans ce contexte, la paire GBP/USD a de nouveau augmenté après sa baisse vers la base de la figure 1,34.

Mais en perspective, il y a la rencontre de Trump avec des dirigeants des principaux pays européens, après laquelle le président américain pourrait adoucir sa rhétorique. Cela est peu probable, mais pas impossible. Dans ce cas, les vendeurs reprendraient l'initiative dans la paire GBP/USD.

L'arrière-plan informationnel change à une vitesse kaléidoscopique, donc pour le moment, il est logique de prendre une position attentiste sur la paire. Mercredi, la paire n'est pas pilotée par des rapports macroéconomiques mais par Trump, qui est, par définition, imprévisible.

*L'analyse de marché présentée est de nature informative et n'est pas une incitation à effectuer une transaction
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